La coque renversée
De chalutier à refuge
L'histoire du Stephan
Construit vers 1962 par le chantier d’Audierne, il fut réarmé à Paimpol par Jean–Yves Loch, qui lui donna le prénom de son fils. Après une longue vie en mer, sa coque a trouvé une nouvelle destinée : renversée sur la terre de Kerloury, elle abrite désormais la salle d’accueil du camping — un lieu poétique et convivial.
L’histoire du Stéphane, la coque retournée de la mer à la ferme de kerloury
Le Stéphane, aujourd’hui installé à la Ferme de Kerloury en tant que salle d’accueil pour les campeurs, a d’abord navigué sur les côtes bretonnes.
Construit vers 1962 au chantier Auffret d’Audierne, il faisait partie d’une petite série de trois chalutiers baptisés Typhon, Cyclone et Ouragan.
L’un d’eux sera ensuite armé à Paimpol et baptisé Stéphane par Jean-Yves Lozach , en hommage à son fils qui embarquait à ses côtés. Le bateau fut d’abord armé à l’Île-de-Sein, où il pratiquait la pêche au tangon de la bonite ainsi que la pêche à la coquille Saint-Jacques en baie de Saint-Brieuc.
Après plusieurs campagnes, il est réarmé à Paimpol par Jean-Yves Lozac, qui poursuit la pêche côtière traditionnelle avec son fils Stéphane, continuant la pêche à la coquille Saint-Jacques toujours en baie de Saint-Brieuc, haut lieu de cette activité.Immatriculé PL 279080, le Stéphane devient un bateau familier du port paimpolais, symbole d’une pêche artisanale et familiale.
La troisième vie du Stephan
Au moment de son désarmement à Paimpol, le Stéphane appartenait toujours à la famille Lozach. Informée par son ami Stéphane Lozach de la fin d’activité du bateau, Ivy Le Goaster a souhaité lui offrir une nouvelle vie.
Avec l’accord de Jean-Yves Lozach, la coque a été préservée, retournée et installée au cœur de la Ferme de Kerloury. Ainsi, après un long parcours de mer, le Stéphane poursuit désormais sa route à terre : sa coque renversée abrite aujourd’hui la salle d’accueil des campeurs, un lieu d’hospitalité, de mémoire et d’amitié.
De la mer à la terre, il incarne le lien profond entre les marins et la ferme, entre le patrimoine maritime et l’hospitalité bretonne.
Rien ne se perd tout se transforme
